Le Luxembourg souhaite diminuer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030, par rapport à 2005. Pour y contribuer, les particuliers et professionnels au Luxembourg peuvent réaliser des travaux de rénovation énergétique, avec l’aide d’une subvention enoprimes. Son montant est basé sur les économies d’énergie attendues et donc également sur la réduction des émissions de CO2 y étant liées. Comment ces dernières sont-elles calculées ?
Bilan CO2 : quelle méthodologie de calcul ?
enoprimes s’appuie sur une méthodologie rigoureuse pour déterminer les économies de CO2 générées par vos travaux de rénovation énergétique. Elle s’articule autour de plusieurs étapes clés :
- L’estimation des économies d’énergie s’effectue sur une base annuelle et s’exprime en mégawattheures (MWh). Un simulateur prend en compte divers facteurs, comme les caractéristiques du bâtiment, les types de travaux envisagés et les conditions climatiques locales.
- Elles sont ensuite converties en économies de CO2. Cette opération s’effectue en utilisant des facteurs d’émissions spécifiques à chaque vecteur concerné (gaz naturel, électricité, chaleur…). Ils sont exprimés en grammes équivalents CO2 par kilowattheure (g éq. CO2/kWh).
- La prise en compte des équivalences CO2 compare l’impact des différents gaz à effet de serre. Chacun possède un potentiel de réchauffement global (PRG) distinct. En convertissant tous les GES en équivalents CO2, enoprimes obtient une mesure commune pour agréger les émissions de manière cohérente.
L’estimation de l’économie d’énergie en MWh, combinée à la prise en compte des facteurs d’émissions spécifiques, déterminent les économies de CO2 générées par vos travaux de rénovation. Vous pouvez mesurer l’impact concret de vos actions sur l’environnement avec précision !
Calcul CO2 Luxembourg : facteurs d’émissions et cycle carbone
Les facteurs d’émissions se décomposent en deux composantes principales :
- Les émissions de combustion représentent la quantité de carbone rejetée dans l’atmosphère lors de l’utilisation d’un combustible.
- Les émissions amont englobent l’ensemble du cycle de vie du combustible, de son extraction à sa distribution.
| Type | Nom | Unité | Amont | Combustion | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Fossile - gazeux | Gaz naturel | g CO2-eq/kWhPCI | 38 | 205 | 243 |
| Fossile - liquide | Mazout | g CO2-eq/kWhPCI | 57,6 | 266 | 323,6 |
| Organique - solide | Bois | g CO2-eq/kWhPCI | 16,4 | 0 | 16,4 |
| Fossile - liquide | Essence | g CO2-eq/kWhPCI | 56,8 | 254 | 310,8 |
| Fossile - liquide | Gazole routier | g CO2-eq/kWhPCI | 64,5 | 254 | 318,5 |
Concernant les combustibles d’origine organique, comme le bois et la biomasse, le calcul de l’émission de CO2 présente une particularité. Les biocombustibles ont la capacité d’absorber du carbone de l’atmosphère pendant leur croissance. Les émissions liées à la combustion sont ainsi considérées nulles pour les biocombustibles.
L’analyse du cycle de vie entier d’un combustible permet à enoprimes d’offrir une perspective plus complète de son impact environnemental.
Calcul émission CO2 : un exemple
Prenons l’exemple d’un projet d’isolation vous permettant d’économiser 5,2 MWh d’énergie par an. Le chauffage du bâtiment fonctionne au gaz naturel, dont le facteur d’émission est de 213 g éq. CO2/kWh.
Le calcul des économies de CO2 générées par ce projet s’effectue comme suit :
5,2 MWh x 213 g éq. CO2/kWh = 1 107 600 g éq. CO2
Soit 1,1 tonne d’équivalent CO2
En d’autres termes, ce projet d’isolation permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 1,1 tonne par an.
enoprimes met à la disposition des particuliers et professionnels un outil éprouvé pour guider leurs choix de rénovation énergétique. La méthode de calcul enovos vous aide à sélectionner des solutions performantes et plus durables.
Les 3 points clés à retenir :
- enoprimes se base sur une méthodologie éprouvée pour calculer les économies de CO2.
- Facteurs d’émissions et cycle de vie sont pris en compte dans une vision complète du bilan carbone.
- Bénéficiez d’une quantification estimative de la réduction des gaz à effet de serre de vos projets.
Dans certains cas, la simulation peut indiquer des économies d’émissions de gaz à effet de serre négatives. Cela se produit si le facteur d’émission du nouveau vecteur énergétique est supérieur à celui de l’ancien vecteur remplacé. Un exemple concret est le remplacement d’une chaudière à bois par une pompe à chaleur. Si le mix électrique utilisé pour produire l’électricité de la pompe à chaleur est plus carboné que le bois, l’impact environnemental global du projet sera négatif.



